À l’occasion de la première édition du Festiv’Bio, nous avons ouvert nos portes pour partager notre engagement en faveur de l’agriculture biologique. Plus de 800 visiteurs sont venus dans nos locaux découvrir la bio autrement, dans une ambiance conviviale, festive et engagée.

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Nous avons aussi posé une question sans détour : le bio est-il vraiment réservé aux bobos ? Autour de la table, quatre regards pour en débattre : Michel Reynaud, Co-fondateur d’Ecocert et membre d’IFOAM Organics Europe, Pauline Cervan, Toxicologue et Pharmacologue chez Générations Futures, Renaud Fourcade, Chef de la restauration du lycée professionnel de Samatan et Président de l’AFCC, et Lise Pujos](https://www.linkedin.com/in/pujos-lise-a454a078/), Responsable du label Ecocert En Cuisine .

Rapidement, une idée s’impose : entre la perception du bio et ce qui se passe réellement sur le terrain, il existe parfois un vrai décalage. Aujourd’hui, près de 59 % des Français consomment du bio au moins une fois par mois, toutes catégories sociales confondues (source Baromètre 2026 Agence Bio). Alors, le bio est-il vraiment réservé à certaines personnes ? La réalité est plus nuancée.

  • Du bio accessible ? Sur le terrain, ça existe déjà

« Le bio, c’est cher », « ça vient de loin », « c’est réservé à une élite »... Lise Pujos le rappelle : ces idées reçues, elle les entend depuis le lancement du label Ecocert En Cuisine.

Pourtant, sur le terrain, des solutions existent pour introduire davantage de bio tout en maîtrisant les budgets.

Renaud Fourcade en fait l’expérience dans la restauration collective. Limiter le gaspillage alimentaire, ajuster les menus, comparer les fournisseurs, travailler des produits bruts, végétaliser davantage les assiettes ou encore agir sur la consommation d’énergie : les leviers sont multiples.

« Acheter bio n’est pas forcément plus cher si on s’attaque aux vrais problèmes comme le gaspillage », explique Renaud Fourcade.

Une approche très concrète, loin d’une transition pensée comme un grand bouleversement du jour au lendemain.

  • Sortir des idées reçues, revenir aux faits

Parler de bio, c’est aussi revenir à ce que nous disent les connaissances scientifiques.

Lors de la table ronde, Pauline Cervan a notamment abordé la question de l’exposition aux substances à risque et ses enjeux pour les populations les plus vulnérables.

L’objectif ? Sortir des débats uniquement fondés sur les perceptions pour permettre à chacun de mieux comprendre ce qui se joue derrière ses choix alimentaires.

  • Changer les pratiques, étape par étape

Et dans les cuisines, comment passer de l’intention à l’action ?

Avec le label Ecocert En Cuisine, plus de 3 500 cantines sont aujourd’hui accompagnées dans une démarche progressive qui touche aussi bien l’approvisionnement que le gaspillage alimentaire, les déchets ou la gestion des ressources.

Pour Lise Pujos, « un label, ce n’est pas juste un logo, c’est un cadre concret qui transforme les pratiques au quotidien, de l’achat des produits jusqu’à l’assiette ».

Pas de grand changement du jour au lendemain : chaque établissement peut avancer progressivement, selon sa réalité et ses possibilités.

« Le bio n’est pas trop compliqué, il faut juste une méthode, un accompagnement et le droit d’avancer progressivement. » - Lise Pujos.

  • Et si on changeait de regard sur le bio ?

C’est finalement l’un des messages à retenir de cette table ronde : derrière les clichés, des solutions existent déjà. Dans les cantines, chez les producteurs et jusque dans nos assiettes, la transition se construit à travers des choix très concrets.

Et peut-être que Renaud Fourcade résume le mieux l’esprit des échanges :

« L’écologie, ce n’est pas une idée, ni un combat, c’est un sujet qui concerne toutes les personnes à toutes les échelles sociales. »

Cette première édition du Festiv’Bio était l’occasion d’en débattre. Et surtout, de continuer à faire bouger les lignes.

Des questions sur la certification bio ? Nos experts sont là pour vous renseigner. Contactez-nous !

Le bio, un truc de bobos ? Ecocert ouvre le débat au Festiv’Bio
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